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Cinquante ans de Prisonnier 

La série rentre désormais dans l'histoire de la TV. Patrick McGoohan reste à jamais enfermé dans le personnage qui fit son bonheur et son malheur. 

Les mordus de la série LE PRISONNIER manifêtent leur passion durant trois jours à Saint-Symphorien-sur-Coise (Rhône). L'oeuvre qui statufiera l'acteur Patrick McGoohan dans le rôle du Prisonnier est définitivement devenu un mythe. Les années passent, la démarche singulière du Numéro 6 hante toujours les ruelles du Village que l'on ne quitte jamais. Pour s'en persuader, quatre ouvrages édités cette année sont au coeur de l'entretien public animé à la médiathèque de Saint-Symphorien-sur-Coise le vendredi 16 novembre 2018.

Numériser 3Une biographie de Patrick McGoohan, aux Editions du Bisse, rédigé par Michel Senna. Où l'on croisera Orson Welles, Peter Falk sur les pas de ce diable et drôle de numéro de McGoohan, irlandais et américain, rebelle et conservateur, père attentionné et mari fidèle, acteur prude et débridé. Un homme convaincu que la pire des choses qui puisse miner notre société occidentale est la publicité.

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Un recueil de citations, édité chez Bookelis, collectées par Patrick Ducher (le président du fan-club, le Rôdeur). Où l'on hésitera devant les contradictions de l'homme. L'acteur, peu friand d'interviews, s'est cependant livré ici ou là avec humour, avec humeur, avec facétie, avec agacement, avec qualques pirouettes d'Arlequin. Il s'étonne de l'obsession permanente de cette série qui fera son échec et son succès. Comprendra qui peut.

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Une analyse minutieuse de la série, culte et mythe, menée par Jean-Michel Philibert, en auto-édition. Plus de 450 pages d'un minutieux travail d'archiviste bénédictin et curieux pour soulever les ombres, gratter les silences, revisiter le Village, fouiller les poches des personnages, bref, expliquer, si faire se peut, l'énigme de cet Objet Télévisuel Non Identifiable.

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Une démonstration : l'originalité du Prisonnier tiendrait davantage de sa forme que de son fond. C'est la thèse que Bernard Godeaux défend dans Le Prisonnier, regards cinématographiques sur une série culte, fascicule de moins de 100 pages, autoédité. Regardons attentivement le générique de la série, bien des clefs sse tiennent là. C'est un petit bijou d'inventivité où la télé fait - à dire vrai - son cinéma. 

Bonjour chez vous. 

 

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