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 MANOSQUE, LE 06/08/2017 RENCONTRES JEAN GIONO #12

Jacques Meny, au terme des Rencontres Giono 2017, cible 2020, année du Cinquantenaire de la disparition de l'écrivain

Dans le Petit Larousse de 1964, l'article consacré à Jean Giono (avec photo en marge) se suffit de trois lignes : "GIONO (Jean), écrivain français, né à Manosque en 1895 ; romancier poétique de la haute Provence dans Colline, Regain, Jean le Bleu, etc." Depuis Larousse est plus bavard. L'écart montre combien le regard sur son travail (pourtant presque complet en 1964) progresse dans une reconnaissance toujours plus approfondie et élargie. En 2020, plusieurs manifestations marqueront le souvenir des cinquante années durant lesquelles autant les universitaires que les lecteurs passionnés loin d'entretenir un culte à la mémoire de Giono, renouvèlent la pertinence et la présence de son oeuvre artistique, littéraire, théâtrale, cinématographique...

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 Les Rencontres Giono, depuis douze ans, conçues, préparées et animés par l'Association des Amis de Jean Giono déclinent et croisent les apports autour et au centre des oeuvres gioniennes : en 2014, Giono de guerre revient ; en 2015, Giono, au bonheur des sens ; en 2016, Giono, Rome et l'Italie au coeur ; enfin en 2017, Giono, les animaux, les hommes. Jacques Mény, son président anime rondement les journées où s'enchaînent avec doigté des lectures (tiens, Thibaut de Montalembert), concerts (tiens, la Truite de Schubert...), films (tiens, Chang l'éléphant de Cooper et Schoedsack) et des conférences et débats (tiens, Philippe Taquet...).

Jacques Mény, bien sûr, comme beaucoup jadis - à cause d'une lecture scolaire obligatoire ou par choix de livre de vacances - a lu un Giono en poche, cependant le texte incisif, celui qui le fit basculer dans l'attraction définitive de la planète Giono, fut Hiver : "Il y avait un beau silence, puis la glace craquait." Giono lui donnait à voir, entendre, palper, ressentir... Jacques Mény est persuadé que Giono est grand écrivain car cet artiste utilise et lie musique et image pour créer, avec sincérité, une vision du monde réelle. "Je suis réaliste" dit Giono. Alors Giono l'affabulateur, Giono le menteur ? Non, c'est trop facile ! 

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En 1958, Guy Béart composa la musique du film L'eau vive (réalisé par François Villiers) puis écrivit des paroles afin de chanter la fameuse chanson qui, précise  Jacques Mény, guida le public dans les salles noires.

En 1963, pour les besoins du film "Un roi sans divertissement" (réalisation de François Leterrier), Jacques Brel composa la chanson "Pourquoi faut-il que les hommes s'ennuient ?" Chanson méconnue, enregistrée à la sauvette et que le chanteur ne reprit jamais ni sur scène ni en studio. A l'écoute (ci-dessous) on est tenté de deviner un léger brin de parenté avec "Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

 "Pourquoi faut-il que les hommes s'ennuient ?" Mr Jacques Brel - 1963