LA CHANSON DES LIVRES

RANDAN, LE 28/03/2015

Pollen, Saravah, Barouh... des hommes et des femmes...

Pierre Barouh, à Randan, présente son livre Les rivières souterraines. Une biographie ? Pas du tout, un cheminement dans le labyrinthe d'une mémoire. Pierre Barouh rédige ce texte comme il a toujours vécu et comme il vivra demain : sans plan, sans préméditation, sans autre désir que le plaisir du hasard dont l'arbitraire offre les plus belles rencontres. Ecoutons-le évoquer le contexte du film Un homme et une femme, comment il découvre l'influence d'une chanson dans un film qui n'est pas une comédie musicale, comment il crée simplement Saravah,  comment du jour au lendemain il croise le gratin cinématographique...

Imaginons bien comment des rencontres et amitiés le conduisent à plonger dans la musique brésilienne,  Son texte est dans le geste de ses pérégrinations, tout en rondeur. La quadrature du cercle ? Elle ressemble au manège qui l'emmène, lui et les siens, entre Brésil, Québec, France et Japon où il conjugue les verbes vivre, rencontrer, aimer. A vida e arte de rencontro (La vie est l'art de la rencontre - Vinicius de Moraes) cite-t-il dans les premières pages du livre. Sa vie est une migration permanente, de sons en images, de notes en mots, de personnes en personnes. Notre conversation, ce jour-là, tient de l'effet pollen qui traverse son existence et ses oeuvres : des propos à bâtons rompus mais jamais inutiles. 

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