MICRO-ENTRETIENS

22 mai 2017

AVEC CLAUD MICHAUD

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VIVATS DE VIBREVANZ

Viricelles, le 19/05/2017

 "Le métier de troubadour, c'est conter la vie, l'amour, la mort"

Claud Michaud interprète Félix Leclerc, l'homme qui chante. Sa voix de basse ? Un outil au service de l'expression poétique. Instructeur de vol aéronautique, expert en informatique, homme de radio (CIBL 101.5) Claud Michaud rend hommage à "Félix", celui qui démontra qu'en Québec on pouvait faire autrement. L'aventure, sous le regard bienveillant de Mouffe, la compagne de Robert Charlebois, dure depuis 9 ans en France, au Canada, en Suisse et même en Pologne !

 

Avec passion, il dit combien la chanson, ce patrimoine, est exigeant et nécessaire ; avec chaleur, il confie combien son pays mérite de devenir un jour une nation "ordinaire" pour que celles et ceux qui se ressemblent puissent vivre dans l'indépendance de leur culture. 

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03 avril 2017

AVEC ISABELLE AUBRET

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Salon La chanson des livres 

#15

Randan, le 02/03/17

La chanson pour blason

Isabelle Aubret fait face, comme d'habitude. Les victoires dans la réussite, les accidents de la malchance, les bonheurs simples de l'enfance et des amitiés fidèles, les misères d'un monde en manque de justice, de culture et de poésie... L'âge n'entâme en rien son plaisir de croquer la vie, de rire et de s'attendrir et la voilà qui décide de quitter la scène après une ultime tournée d'au-revoir. Depuis plus de cinquante ans elle met sa voix au service des beaux textes de ceux qui, dit-elle, ont le bonheur de savoir écrire. La petite ouvrière en filature a cardé de bien jolis brins de l'histoire de la chanson.

A Randan, elle présente sa biographie C'est beau la viele coffret des chansons de Jean Ferrat dans leurs enrigistrements d'origine et le dernier album avec des auteurs d'aujourd'hui. Car la chanson d'expression française, même si elle n'a pas la faveur qu'elle mérite et possédait auparavant, reste un véhicule de culture populaire.

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AVEC JEAN-JACQUES DEBOUT

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Randan, 01/04/17

Salon La chanson des livres #15

Hommage à Jean Gabin 

Jean-Jacques Debout, présent pour la troisième fois à la manifestation auvergnate, présente son dernier album, subtile reconnaissance à Jean Gabin qu'il admire encore et à jamais.

Compositeur et mélodiste fécond, il espère voir sur scène deux adaptations musicales majeures : Sans Famille d'après Hector Malot et Poil de Carotte d'après Jules Renard. 

Sa biographie, Ma vie à dormir debout, encycoplédie d'anecdotes étonnantes et de souvenirs colorés, prouve combien cet artiste possède l'art de l'amitié. Il croise Barbara et Johnny Halliday, Brassens et Carlos et se fait un jour enlevé par les sbires de son copain d'enfance Jacques Mesrines

Quelle superbe émission de radio ne pourrait-on pas réaliser à partir des souvenirs de cet homme qui affirme n'avoir qu'une vie banale et ne s'intéresser qu'aux histoires des autres ?

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22 mars 2017

AVEC CHRISTIAN ROUAUD

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FESTI'VACHE

Rencontres cinématographiques 

sur le monde rural 

Saint-Martin-en-Haut,

le 18/03/2017

Christian Rouaud  (César 2012 pour Tous au Larzac) présente Le plaisir du désordre

Christian Rouaud s'étonne du travail créatif d'Eve Bonfanti et Yves Hunstad, comédiens belges (La Fabrique imaginaire) et décide de les filmer durant deux ans. Difficile de convaincre un producteur à s'engager sur un film dont on ignore le contenu à la première prise de vue ! Difficile de monter un récit (car un documentaire est une narration subjective) sans en connaître les épisodes, le ton et la fin... 

Et pourtant depuis 1991 (Allez les petits, primé au festival Ecolimage de Semur-en-Auxois) il ne cesse de découvrir à la fois des expériences humaines, son art de les rapporter et combien ses oeuvres sont appréciées : Histoire de paysans (à propos de Bernard Lambert, créateur des Paysans travailleurs), Les LIP, l'imagination au pouvoir, Avec Dédé (André Le Meut, sonneur de bombarbe), De la maison radieuse (le village vertical du Corbusier).

Avec le Plaisr du désordre il cherche à débusquer - si faire se peut - le noyau d'où germe toute création. 

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14 mars 2017

AVEC CLAIRE & YVAN RULLIAT, FESTIVACHE 2017

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 FESTI'VACHE 2017  #11

Rencontres cinématographiques sur le monde rural

Avec Claire Rulliat, le 13/09/2917

10 jours, 50 films, 100 séances, 2 prix 

 Le Fagot d'or ? Prix du jury du festival récompensant d'une part le meilleur documentaire et d'autre part la meilleure fiction. L'Epi d'or ? Prix du public pour l'oeuvre récoltant davantage de coups de coeur des festivaliers et spectateurs. 

Onze ans que ce festival à Saint-Martin-en-Haut (Mts du Lyonnais, côté Rhône) invite à découvrir des créations cinématographiques en présence de leurs auteurs. Claire Rulliat se dit oeuvrer parmi d'autres passionnés pour qui l'art du cinéma, au-delà du plaisir de découvrir une histoire, un récit, des sons, des images, des émotions mène à réfléchir. Donneurs de leçon ? Non, passeurs d'humanité afin de relire le territoire rural. De l'écologie à la survie, de la résistance citoyenne au combat personnel, chaque film illustre un aspect de notre présence dans un environnement fragile. Voir les films présentés sur Festivache.

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19 novembre 2016

AVEC JEREMIE BOSSONE

VIVATS DE VIBREVANZ  

Viricelles, le 18/11/2016

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Les frères Bossone ou une gifle artistique !

Salle éteinte, scène enfumée de lumière. D'abord, d'abord il y a l'aîné, Jérémie Bossonele songwriter, celui qui chante ses propres chansons (mais pas que...), puis, il y a le cadet, Benjamin Bossone, le prof de musique, celui arrange les chansons du frangin (mais pas uniquement...). Sur les planches, ils prennent leurs marques. Jérémie rejoint ses guitares dans un cercle  qu'il occupe et habite dès les primes secondes. Benjamin, à sa droite, derrière les claviers, tisse, taille, coud, nappe, habille les mélodies, les rythmes, les textes avec une aisance proche de l'élégance du danseur.

 

La voix de Jérémie cherche l'expression la plus tendue pour incarner le personnage qu'il interprète des pieds à la tête. La posture, le visage, le timbre s'emparent de ce qui est raconté pour servir la phrase, porter le mot. Rien à dire, premier titre, première chanson, premier couplet, première gifle : "C'est moi, là, sirotant mon vin, tombé de zénith en nadir, moi qui me prétends écrivain, eh bien ce soir j'ai rien à dire". Plus loin, petit plaisir à rimer MacDonald avec Scott Fitzgerald ! D'autres gifles suivront, ainsi l'interprétation saisissante d'androgynie de Göttingen (oui, l'hymne à la paix de Barbara, celle qui, sous d'autres noms, remplit encore les salles). On est loin des canons claniques de la chanson à la française. Quoique... Jérémie Bossone avec GLOIRES (faux premier album) reçoit le coup de coeur de l'Académie Charles Cros. Hélène Hazéra, séduite, le reçoit à France Culture (Chanson Boum). Il reçoit l'adoubement de Graeme Allwright en interprétant Suzanne (oui, l'hymne d'amour de Léonard Cohen, celui qui, sous son propre nom, remplit toujours les mémoires). D'ailleurs Jérémie garde avec soin le fameux album "Le jour de clarté" qu'il décortiqua jadis après sa période loudunaise de rock métal dont il conserve une joyeuse violence, un venin réconfortant. On comprendra que Jérémie Bossone aime le relief musical qui fait saillie et qui reste. Surtout si... on a rien à dire.

(Photos : Serge Féchet)

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26 octobre 2016

AVEC L'ECOLE DU TNS/STRASBOURG

#4 RENCONTRES JACQUES COPEAU

Pernand-Vergelesses, le 23/10/16

Trois jours ici puis trois ans là-bas 

Trois jours en Bourgogne à l'occasion de la quatrième édition des Rencontres Jacques Copeau. Trois années de formation à l'école du Théâtre National de Strasbourg. Plus de vingt élèves qu'accompagne Sylvain Wolff (chargé du concours et du suivi des études) assitent et participent aux Rencontres Copeau du 21 au 23 octobre 16. Parmi cette vingtaine, Lisa Petit de la Rhodière, élève-régisseur, une musicienne (piano et percussions) préférant les planches du spectacle au plancher du conservatoire. Et puis Elphège Kongombé et Mélody Pini, deux apprenties comédiennes ravies d'avoir franchi le seuil de l'Ecole Supérieure d'Art Dramatique (ESAD de Strasbourg) et de bénéficier d'une formation de qualité, au-delà de leurs attentes, disent-elles.

  

"Chaud devant", telle est l'accroche des Rencontres rythmées par Ivan Grinberg. Le sous-titre ? Comment le théâtre saisit l'actualité pour la servir sur un plateau". Les premières minutes, salle Louis Pavelot, donnent le ton : le théâtre est un lieu naturellement d'actualité puisque toute création est immédiatement perçue et reçue. Qu'on mette directement sur scène l'actualité (théâtre-meeting), qu'on la recycle (théâtre documentaire), qu'on refuse toute visée militante, tel Michel Vinaver, tout en utilisant l'actualité sociale et politique la plus immédiate, qu'on fasse de la scène un journal (La Blouse bleue), le théâtre fait acte de littérature tout en créant un texte documentaire (Svetlana Alexievitch).

Jean-Pierre Bodin, conteur d'histoires humaines, cherche les raisons du suicide de Philippe Widdershoven dans Très nombreux, chacun seul. Hervée Delafond et Jacques Livchine au Théâtre de l'Unité ne perpétuent-ils pas, d'une certaine manière, la tradition russe de La Blouse bleue en traitant l'actualité en ébouriffants Kapouchniks ? Si la flamme olympique se promène de fête sportive en scène médiatique, le flambeau tendu par Aristophane est brandi par Serge Valetti. A Marseille bien entendu, chez Marius, mais aussi à Lyon, chez Guignol.

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10 octobre 2016

AVEC JEAN-YVES MITTON

Bulle Berry, XXème festival de bande dessinée

Bourges, le 02/10/16

Il apprend le métier grâce à la loi de 1949, dure censure des publications de jeunesse.

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Natif de Toulouse, Jean-Yves Mitton entre aux Beaux-Arts de Lyon. Les éditions Lug lui confie un travail de retouche. Il s'agit de supprimer des Comics reçus des Etats-Unis les éléments non conformes à la déontologie de la loi de 1949. Censure morale mais aussi résistance face à l'Ouest. Jean-Yves Mitton apprend à dessiner à la manière des maîtres yankees, puis des maîtres italiens, à détailler une case, à organiser une planche. Il reprendra Pim-Pam-Poum, Blek le Roc. Puis François Corteggiani l'appelle à Paris. Il crée Noël et Marie chez Pif et l'Archer Blanc dans le Journal de Mickey.

Les quinze albums de Vae victis, épopée de la Guerre des Gaules adaptée par Simon Rocca, restent une oeuvre réaliste, convaincante, superbe. "Vercingétorix" est un titre gaulois porté par Celtill que croise Ambre, jeune femme esclave devenue guerrière, opposée au joug romain. Réalistes les pages de De silence et de sang, histoire de la mafia américaine, sur un scénario de Corteggiani d'après les notes tenues par Jean-Michel Charlier pour ses Dossiers Noirs. Jean-Yves Mitton s'amuse avec le dessinateur Michel Rodrigue à revisiter le 16ème (le siècle) et imagine, tout en salivant toutes les trois pages, de Truculentes aventures de Rabelais. Il lâche encore crayons et gommes pour confier Colorado à Georges Ramaïoli  (mais ne serait-ce pas Simon Rocca ?) et Le Dernier kamikaze à Joël Molinari (dont ce sera l'ultime envol), camarade issu lui aussi de la BD populaire des petits formats qu'on achetait ("qu'on empruntait" tousse  Bernard Capo...) au bar-tabac du coin. De la guerilla gauloise aux combats mafieux, c'est là que le maître nous "mitonne" le meilleur de son art.  

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AVEC AUDE SAMAMA

Bulle Berry, XX ème festival de bande dessinée

Bourges, le 01/10/16

Des dessins pour peindre des destins  IMG_1988

Loin de l'académisme de la ligne claire et du croquis de reportage, le travail d'Aude Samama s'apparente au dessin de Lorenzo Mattotti. Cette analogie (notre esprit à besoin de trier, classer, comparer) ne l'enferme dans aucune contrainte, si ce n'est de rendre l'intensité du ressenti par une pâte de couleurs, d'ombres, de cadrages au service du récit. Pas question non plus d'obéir aux sacro-saints canons des normes américaines. L'aventure ici ne tient pas dans un subtil enchaînement de rebondissements mais dans l'expérience de l'instant : une situation, un lieu, une personne. Denis Lapière, fidèle scénariste, partage le même goût pour raconter des trajectoires d'individus cherchant une place au soleil. Ainsi dans A l'ombre de la gloire, se croisent durant l'Occupation un boxeur tunisien et une starlette proche d'un officier allemand. Ils adaptent le magnifique roman de Jack London, Martin Eden, (trois ans d'un album de 200 pages). Ce récit transposerait la quête de London d'une reconnaissance sociale, d'une quête du succès, de l'amour, de la richesse. Pierre Bayard parle de ce roman comme "le texte prématuré de son autobiographie" (Demain est écrit).

Dans la production d'Aude Samama, les jazzophiles auront remarqué, chez Nocturne, un Bessie Smith à côté d'un Amalia Rodriges et un Serguéï Rachmaninov. Des destinées qui précipitent ces artistes dans une expression vive. Puisque vivre, c'est aussi ressentir, Aude Samama peint des bandes dessinées expressionnistes.

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AVEC JULIETTE DERENNE

Bulle Berry, XXème festival de bande dessinée

Bourges, le 01/10/16

De la physique, de l'histoire, de la géographie et de la littérature 

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 Comment cela ? Juliette Derenne (dit Derji) est ingénieur en physique des matériaux, pas de formation dans une école d'art prestigieuse ? Elle se dit, pour ce qui est du dessin, autodidacte, influencée par Cosey, Giraud, Bilal... Elle lit Yourcenar, Barjavel, Vargas, Maupassant, Merle... Elle s'intéresse à la Révolution et au Premier Empire, à la Première Guerre mondiale. Les Oubliés évoque le sort des enfants-solats d'Ouganda.  Marguerite de Valois est l'héroïne des trois tomes de La Reine Margot - version originale en anglais traduite ensuite en français ! Quant à l'album Le 22ème jour de la lune, il s'agit de la vie d'un missionnaire en Corée. Tandis que Comme des étincelles est une biographie de Marthe Robin.

Née à Bastia, elle suit ses parents au Canada, étudie à Lyon, Derji s'installe à Poitiers. Ses grands voyages passent désormais par le dessin. Elle organise ses pages pour favoriser le cheminement de la lecture. Pour goûter de l'espace, elle aime les cases sans cadre à la Derib, à la Cosey. Un dessin qui semblerait proche parfois de Pierre Brochard, un oublié. Juliette Derenne a tout pour collaborer avec un scénariste d'aventures réalistes en manque de série installée dans la durée. Elle souhaite réaliser des albums à caractère "citoyen", "militant". Les deux pourraient-ils se combiner ?

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09 octobre 2016

AVEC RAYNAL PELLICER

Bulle Berry, XXème festival de bande dessinée

Bourges, le 01/10/16

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Immersion en Orfèvrerie

"Les différents services de la PJ sont saturés, sollicités de toutes parts. Télévision, cinéma, quotidiens, magazines, radios..." Raynal Pellicer insiste avec une patience (d'orfèvre). Les autorités lui refusent l'entrée du 36 (quai des... Orfèvres), pas question de réaliser un documentaire filmé. Avec l'illustrateur Titwane (collaborateur de La Revue dessinée), il soumet une maquette de ce que pourrait être une immersion dans la Brigade de Répression du Banditisme (BRB) où le texte et le croquis formeraient un carnet de voyage. 

Deux ans plus, ce travail (d'orfèvre, insistons un tantinet) validé par les mêmes autorités qui fermaient les portes, permettent une deuxième immersion : dans la Brigade Criminelle (la Crim'). Même manière pour Pellicer de venir sans a priori, le plus innocemment du monde et d'être un témoin des "choses vues" au sein d'une équipe de policiers dont le quotidien ne se réduit pas à un saute dessus permanent. Il prend des notes, travaille ses notes, présente ses textes à Titwane qui illustre, met en pages. Les deux livres sont beaux, visuellement beaux. Le voyage est réussi, le lecteur prend le point de vue de Raynal Pellicer, voit ce qu'il voit, entend ce qu'il entend. L'immersion le gagne, le prend, le saisit. Les interrogatoires révèlent des comportements : le policier s'appuie sur sa recherche de faits (à charge ET à décharge) afin que le suspect, en face, comprenne que sa logique est construite,  impeccable. Parfois, hors interrogatoire, le bandit, en expert, reconnaît le bon travail du "flic".

Fin mars prochain, à Lyon, lors de la 13ème édition de Quais du polar, Raynal Pellicer présentera un troisième et dernier volume (une immersion dans la Brigade des mineurs). Bref, des bijoux à collectionner.

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08 octobre 2016

AVEC RODOLPHE

Bulle Berry XXème festival de BD

Bourges, le 01/10/16

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La Marque british de Rodolphe ? "J'aurais aimé reprendre le Colonel Clifton de Macherot" !

Amateur de whisky, de sagas celtes et de littérature fantastique, cet ancien libraire du Quartier latin traverse les décennies sans nostalgie. Il mesure ce qu'il doit à Jacques Lob et Alexis qui l'embarquent dans la rédaction de Pilote. Par chance et par amitié.

Rodolphe raconte, avec l'aisance de ceux qui savent construire les récits, qu'il trouve par hasard, dans Ossendowsky la trace de Nikolai Robert Maximilian von Ungern-Sternberg, général russe blanc bataillant en Mongolie. Par défi, il s'empare du personnage et confie à Michel Faure un scénario où une Anglaise est prise dans la tourmente de l'histoire. Anglaise ? Rodolphe rend aussi hommage à Jacobs, père des britanniques Blake et Mortimer avec Louis Alloing dans La Marque Jacobs. Britanniques ? La série Kenya contient des parfums de certaines pages de Conan Doyle même si rôde l'ombre d'Hemingway. Bref, Rodolphe aurait bien aimé poursuivre les aventures du Colonel Clifton par goût de la "british touch" placée initialement par le créateur Raymond Macherot. By Jove ! 

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AVEC ISA PYTHON

Bulle Berry, XXème festival de BD

Bourges, le 02/10/16

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 De Veneux à Versailles

Isa Python, ancienne élève de l'Ecole Olivier de Serres, se forme à l'illustration tout azimut, Nouvel Obs, Gallimard, Hatier, Bayard, Fleurus, Science & vie... Quand avec son époux (son coloriste préféré) elle s'installe à Veneux-les-Sablons (Seine-et-Marne), elle puise dans cette expérience un roman graphique en deux tomes : Plus près du Loing.  Elle présente son travail à la municipalité qui décide de soutenir la parution de l'ouvrage.

En mars prochain, Glénat devrait publier le premier tome d'un diptyque consacré à la reine Marie-Antoinette (dont les traits adolescents seront étrangement proches du visage de sa propre fille). Evoquer ce chantier réveille dans son regard une petite lueur de plaisir, de passion. Elle s'abandonne dans ce travail qui l'emporte dans les plis de l'Histoire. 

Sur la table, un recueil singulier : "Et sinon, c'est quoi, votre vrai métier ?", compilation de croquis des visiteurs de salons, foires et festivals défilant devant l'auteure. Les questions imbéciles, les réflexions déplacées, les casse-pieds, les radins, les récalcitrants, les vieux qui conspirent, les malades dont le nez goutte, les amateurs qui goûtent... Une galerie de situations déjà vécues. Un album ? Mieux, un miroir.

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AVEC BENOÎT LACOU

Bulle Berry, XXème festival de la BD

Bourges, le 01/10/16

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Avatars en série 

Avatar ? un avatar est une transformation (les avatars de la mode dit-on). Benoît Lacou, formé aux Beaux-Arts de Berdeaux, se transforme puisqu'il connait les travaux publicitaires, le labeur de l'illustrateur pour magazines de jeunesse et la tâche patiente du dessinateur de BD. Avatar ? Sur un scénario de Claude Ecken il met en images Murel, un récit de SF dont à ce jour on ne lit que le premier album car, depuis sa parution, un certain Avatar (film du cinéaste Cameron) creuse une veine similaire. Les éditeurs craignent d'investir dans une mine déjà exploitée.

Benoît Lacou trempe crayons et pinceaux dans les couloirs et les couleurs de l'Histoire, il décrit la peste à Marseille (Le Diable au port), il revisite le genre "cape et d'épée (Hauteclaire) en adaptant Barbey d'Aurevilly et Victor Hugo, il témoigne d'une aventure sociale (1907, la longue marche des vignerons du midi). Enfin, il songe à ses amours premières, la préhistoire, mais les avatars (difficultés) de la vie... Il rêve d'une bd tournant autour de l'idée de Darwin et de l'évolution... Rêve qui prend forme, c'est une histoire de temps.

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04 octobre 2016

LE FORUM DES AUTEURS

FEURS, LE 24/09/16, AU CHAUDRON DES LIVRES

Le Forum des auteurs

Des murs de Feurs aux frontières du monde.

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Telle est l'accroche du débat, cerise sur le gâteau d'une manifestation dédiée au livre, à la lecture, sur une idée originale de Serge Bertholon. Au Chaudron du livre  (le chaudron figure sur le blason de la ville), unévénement piloté par la médiathèque municipale Au Forum des mots, pour promouvoir la lecture de livres "qui nous racontent".  

Les auteurs confient au public souvenirs, confidences, anecdotes à propos de leurs ouvrages respectifs. Tous ont un lien avec la cité forézienne : Jean-Pierre Bonhomme (Le Jumelage), Christian Bourg (Mêlée... désordonnée), Etienne Goyet (Mes cinq années de jeunesse gâchée), Henri Nigay (Cuisinez caramel), Yves Nigay (Nigay, la passion depuis 1855), Daniel Pouget (Océanie secrète), Paul Valette (Mémoires foréziennes & Les Minimes), André et Valérie Vial (Les jardins de Bicole).

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